vendredi 31 janvier 2014

Fermeture des agences Midi Libre de Carcassonne et Rodez

C'est avec regret que le SNJ de Midi Libre vous informe de la fermeture officielle de deux agences Midi Libre : celle de Carcassonne dans l'Aude et celle de Rodez dans l'Aveyron :


lundi 16 décembre 2013

Site Midilibre.fr : des changements, enfin !

Communiqué du SNJ Midi libre du 13 décembre 2013 (afficher en PDF)

Lors d'un entretien sollicité par le SNJ, Olivier Gérolami a indiqué, ce vendredi 13 décembre 2013, que plusieurs modifications importantes seront apportées dans le fonctionnement du desk internet. En évoquant le dérapage survenu la semaine dernière au sujet des Roms, le président du conseil de surveillance s'est dit « très choqué par cet incident ». Il a également admis des « dysfonctionnements du discours et du
processus » dans la mise en ligne des informations sur le site. Ont été annoncées :

> La fermeture des commentaires sur un certain nombres de sujets dits sensibles en matière de faits divers, de justice, de religion, d'immigration...

> Une double-lecture systématique des informations avant leur mise en ligne.

> Une réflexion sur les pseudo-sondages en ligne va également être lancée afin d'aboutir à un traitement plus journalistique de ces questions interactives. En attendant l'aboutissement de cette réflexion, le recours à ces questions en ligne est gelé.

Le SNJ se félicite naturellement de ces décisions à effet immédiat, qui auraient dû être dictées bien avant, par le simple bon sens journalistique. Elles seront accueillies avec soulagement par la très grande majorité de la rédaction. Mais que n'a-t-il fallu faire avant d'en arriver là !

Au cours des derniers mois, nous avions alerté à plusieurs reprises la hiérarchie de la rédaction sur cette dérive progressive, sur les conséquences qu'elle  engendre sur la crédibilité du titre, sur notre crédibilité. Nos remarques ne suscitaient alors que ricanements, mépris, ironie hautaine. Aujourd'hui, les actes de contrition plus ou moins sincères ne sauraient suffire à gommer le malaise provoqué par la dernière affaire.

Encadrement

Au sujet des personnes de l'encadrement qui ont maintenu leur position pendant près de trois heures ce jeudi 5, Olivier Gérolami a indiqué qu'elles restaient en place. Le SNJ a rappelé sa volonté de voir un recrutement extérieur à la tête de la rédaction.

Nouvelle version du site

Il a enfin estimé que le lancement de la version 3 de Midilibre.fr prévu en mars 2014, constituerait « une excellente occasion », d'avoir une « réflexion éditoriale ».

Ces changements enfin annoncés ne sont, à nos yeux, qu'une première étape, indispensable certes, mais insuffisante vers une réappropriation du site par la rédaction.


A Saint-Jean-de-Védas, le 13 décembre 2013
Le bureau du SNJ

lundi 9 décembre 2013

Nouvelle affaire grave sur Midilibre.fr


Communiqué du SNJ Midi Libre du 5 décembre 2013 : 

"Midi Libre s'est une fois de plus distingué ce matin sur son site internet, avec un sondage particulièrement nauséabond, qui faisait suite à des propos d'un maire du Var suggérant de laisser brûler les Roms. Des journalistes de Midi Libre et des lecteurs s'en sont très vite émus mais il a fallu plusieurs coups de téléphone
pour qu'enfin, le sondage soit retiré, trois heures après sa publication. En laissant le temps aux internautes de déverser une avalanche de commentaires racistes et haineux sur le site.

Entretemps, il avait attiré l'attention du chroniqueur et enseignant chercheur en science politique Guy Birenbaum qui s'en offusque lui aussi sur le site du Huffingtonpost.fr avec l'article "Birenbaum bashe le "sondage" épouvantable de Midi Libre sur les Roms

"Il faudrait quand même que tout le monde comprenne dans les médias (et notamment sur le Web) que l'obsession de demander leur avis aux internautes sur tout et sur n'importe quoi, de poser des questions n'importe comment, sans réfléchir, juste pour faire du "clic" ou générer des commentaires, du trafic, peut provoquer des "accidents" graves" écrit-il.

De son côté, le SNJ Midi Libre, effondré par ce sondage sur les Roms, en appelle, une fois encore, au respect des valeurs journalistiques et humaines dans le traitement de l'information à Midi Libre. Outre une image désastreuse que cela donne à notre titre, cet appel aux lecteurs à clamer leur haine est inacceptable.

Le SNJ Midi Libre rappelle que même le web n'échappe ni aux valeurs de la déontologie qui figurent dans la charte d'éthique professionnelle des journalistes ni à la loi.

A Saint-Jean-de-Védas,
le bureau du SNJ


A lire aussi :

Sur Arrêtsurimages.net > Roms : dérapages d'un maire et de Midi Libre
Sur MidiLibre.fr > Les "excuses" de Midi Libre

mercredi 27 novembre 2013

Message du SNJ : merci pour votre mobilisation ! Et d'autres actions suivront...

Quand on sait à quel point les journalistes sont réticents à la grève, nous pouvons considérer que la moitié d'une rédaction qui se mobilise, c'est déjà un beau succès.

Forte mobilisation

Ce mardi 26 novembre, le taux de participation a été très fort dans certains agences et services : à la locale de Montpellier : il ne restait en poste qu'un adjoint. A Nîmes : la moitié de la rédaction avait posé la souris. A Alès, ils étaient 4 à cesser le travail. Au siège à St-Jean-de-Védas : le service SR comptait deux tiers de son effectif en grève, idem au service photo. A Lunel : 2 journalistes sur 4 s'étaient mobilisés...

Pour des raisons qui leur appartiennent sans doute, les agences de Rodez, Carcassonne et Narbonne n'ont pas suivi le mouvement.

Le SNJ et tous les journalistes grévistes le regrettent sincèrement, persuadé qu'une action a d'autant plus de poids qu'elle est collective. Il s'agissait de défendre un périmètre, des effectifs et la rédaction dans son ensemble, face à une direction butée dont on peut supposer qu'elle prépare déjà le coup d'après pour nous affaiblir encore.
Merci donc à tous ceux (certains étaient en repos et sont venus spontanément se déclarer grévistes) qui croient en l'avenir de la rédaction et sont prêts à la défendre coûte que coûte. A défendre un journal, un métier et des conditions de travail.

Et maintenant , qu'est-ce qu'on fait ?

Demain jeudi 28 novembre, nouvelle joute au comité d'entreprise. Rappelons que la direction a refusé jusqu'à présent de donner des chiffres. Combien de postes de CDD supprimés ? Combien de CDI non remplacés ? Il est à craindre que l'érosion sera pire qu'annoncée.

Mais les journalistes n'ont pas dit leur dernier mot. Tant qu'il n'y aura aucun autre projet que la taille dans les effectifs, d'autres actions suivront et nous saurons encore faire entendre notre voix.


Le bureau du SNJ de Midi Libre
à St-Jean-de-védas

mardi 26 novembre 2013

La parution de Midi Libre perturbée mercredi 27 novembre en raison d'une grève



La parution du quotidien Midi Libre sera perturbée mercredi en raison d'un mouvement social mardi visant à protester contre un plan d'économies qui va se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier.

40 % des journalistes en grève

"Toutes les éditions vont sortir", mais pour certaines les paginations seront réduites en raison de ce mouvement de grève, qui touchait mardi 40% des journalistes, a précisé à l'AFP le président du directoire des Journaux du Midi, Alain Plombat.

Dans un appel à la grève lancé lundi, le SNJ dénonce un plan qui va entraîner la fermeture des agences de Carcassonne et de Rodez et se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, soit 10% de l'effectif.

Par ailleurs, le syndicat dit s'inquiéter de l'avenir des CDD, ainsi que des accords d'entreprise concernant les jours d'ancienneté et les jours fériés, qui "sont menacés".

Le 24 octobre, la direction du groupe de presse régional Journaux du Midi (Midi Libre, Centre Presse et L'Indépendant) avait annoncé envisager la fermeture de trois agences, avant de finalement décider d'en supprimer deux, et la suppression d'une cinquantaine de postes, en raison de prévisions budgétaires en forte baisse.

Alain Plombat : une "non-parution ne ferait qu'aggraver les difficultés" 

"Il s'agit de combler les pertes liées à la baisse de 7% du chiffre d'affaires en publicité et à celle de 5,5% des ventes papier en 2013, qui pourraient nous conduire à un déficit d'environ 5 millions d'euros pour l'exercice 2014", avait expliqué M. Plombat.

Dans une lettre adressée lundi à la rédaction et dont l'AFP a eu une copie, il a lancé un appel pour que "chacun et chacune" prennent ses responsabilités. Une "non-parution ne ferait qu'aggraver les difficultés, provoquant une perte de chiffre d'affaires d'environ 200 000 euros par jour", a-t-il prévenu, affirmant que la volonté a été de trouver les solutions "les moins traumatisantes sur le plan social", à savoir les licenciements. Des garanties vont être apportées au personnel, a assuré mardi M. Plombat.

AFP - 26-11-2013

lundi 25 novembre 2013

La grève pour résister

Voici le communiqué du SNJ Midi Libre du 25 novembre :

"Nous en sommes là. Trois réunions de négociations (mardi dernier, la direction avait
annoncé qu'il n'y en aurait pas d'autres) et peu d'avancées. Vingt jours après l’AG et
un vote très majoritaire en faveur de la grève, la direction a accepté de ne pas
fermer, pour l’instant, l'agence de Narbonne. Mais le plan d'économies visant la
rédaction est maintenu dans sa totalité :

- Au total, c'est bien 20 postes de journalistes qui seront supprimés à Midi Libre. Soit
10% de l'effectif. A charge pour ceux qui restent de combler les vides, d'assurer la
sortie d'un journal papier qui perd en qualité - et pour cause - et de travailler sur le site internet.

- La direction refuse de revenir sur les fermetures des agences de Carcassonne et
Rodez. Une partie de nos collègues travaillant dans ces agences devraient rejoindre
les autres titres des Journaux du Midi. D'autres quittent l'entreprise dans le cadre
d'une rupture conventionnelle.

- Pour compenser le maintien de la rédaction de Narbonne - nous n'avons toujours
aucune assurance sur l'effectif - 7 nouveaux départs en rupture conventionnelle
seraient annoncés. Sept départs qui ne seront pas remplacés.

- C'est le flou sur le devenir des CDD occupant les 9 postes dits structurels. Ces
postes vont-ils disparaître ? Quelles solutions seront proposées à nos collègues en
CDD ?

- Les accords d’entreprise concernant les jours d’ancienneté et les jours fériés sont menacés.

Une grève coûte cher, environ 180 000 euros. Nous le savons tous. Mais si le PDG
quittait l’entreprise, il pourrait capter en indemnités la moitié de la trésorerie de Midi
Libre. Soit l’équivalent de 18 CDD, charges comprises, sur un an...

- Entre 2000 et 2011, Midi Libre a versé 40 M€ à ses actionnaires (Le Monde et
GSO).

- La rédaction a perdu, entre 2011 et 2013, une trentaine de postes de journalistes.
En quatre ans, 50 postes de journalistes vont disparaître.

Suite à l'assemblée générale du 5 novembre, nous n’avons d'autre choix que de dire
"STOP", haut et fort, aux économies grattées sur notre dos, au triptyque "moins de
journalistes, moins de moyens, mais plus de travail", à l'absence de réflexion
journalistique, de ligne éditoriale. Pour résister à la logique financière que la direction
veut nous imposer, la seule qui l'intéresse.

Le SNJ appelle donc les journalistes à se mettre en grève demain mardi 26 novembre, veille du Comité d'entreprise où ces mesures seront annoncées."

A Saint-Jean-de-Védas,
 Le bureau du SNJ

jeudi 21 novembre 2013

La direction de Midi Libre accepte le maintien de l'agence de Narbonne mais...



Depuis l'assemblée générale des journalistes de Midi Libre du 5 novembre, qui faisait suite à l'annonce de fermeture des agences de Narbonne, Carcassonne et Rodez, et la suppressions des postes en CDD, plusieurs entretiens ont eu lieu entre les délégués du SNJ et la direction de Midi Libre. Mais en seize jours, on ne peut pas dire que la situation se soit débloquée à Midi Libre entre la direction et la rédaction.

Maintien de Narbonne : oui mais...

Le vendredi 15 novembre, la direction de Midi Libre et le président du conseil de surveillance des Journaux du Midi ont validé le maintien de la rédaction de Narbonne mais sous certaines conditions, et surtout sans toucher au montant total d'économies prévues à la rédaction. La direction de Midi Libre a donc indiqué qu'elle supprimerait des postes ailleurs pour compenser ce maintien.

Pour les délégués du SNJ, le maintien de Narbonne dans ces conditions "ne résout rien. Car l'effort demandé à la rédaction de Midi Libre n'est pas ramené à la baisse."

Lors du dernier entretien le 19 novembre, le maintien de l'agence de Narbonne a été confirmé avec toutefois une incertitude concernant deux postes : celle d'un pigiste et de la secrétaire. A nouveau, la direction a annoncé que pour compenser, elle laisserait partir, par le biais de ruptures conventionnelles, sept journalistes supplémentaires sur l'ensemble du titre. Ces départs ne seraient pas remplacés.

La direction évoque aussi l'idée de s'attaquer prochainement aux jours fériés et aux jours ancienneté maison pour tous les journalistes de Midi Libre.

Appel à la grève maintenu

Selon les délégués du SNJ, ce plan d'économie pèse uniquement sur la rédaction et va encore l'appauvrir. Et surtout : "aucune autre piste d'économie n'a été proposée par la direction". "Nous sommes encore très loin des demandes formulées lors de l'assemblée générale du 5 novembre. L'appel à la grève voté ce jour-là est donc maintenu pour le mardi 26 novembre, veille du comité d'entreprise."


ET POUR CARCASSONNE ET RODEZ ?

Les délégués du SNJ ont proposé que les journalistes de Carcassonne rejoignent Narbonne, que ceux de Rodez rejoignent Millau, pour enrichir les éditions papier et numérique Midi Libre de l'Aude et de l'Aveyron. La direction n'a pas tenu compte de ces propositions. Certains seront redéployés dans d'autres rédactions de Midi Libre, d'autres chez Centre Presse ou L'Indépendant, d'autres encore ont choisi la rupture conventionnelle et quitteront l'entreprise. (Par exemple à Rodez : sur 7 personnes, on compte 5 départs "volontaires" et 2 mutations.)

ET LES CDD ?

La direction maintient la fin des CDD alors que neuf d'entre eux occupent des postes fixes, pourvus ainsi depuis une vague de départ en 2008. S'ils ne sont pas prolongés, ou remplacés par le biais de mutations, ce sera autant de postes qui seront supprimés.

EN BREF

Jeudi 24 octobre
La direction annonce la fermeture de Midi Libre Narbonne, Carcassonne et Rodez
Mardi 5 novembre
Assemblée générale des journaliste de Midi Libre
Mercredi 13 novembre
Ebauche d'une alternative après une 3eme réunion de négociations depuis le 5 novembre
Vendredi 15 novembre
L'agence de Narbonne sera maintenue si d'autres postes sont supprimés
Mardi 19 novembre 2013
Maintien de Narbonne peut-être sans pigiste ni secrétaire et la direction envisage de s'attaquer aux acquis sociaux

vendredi 15 novembre 2013

Une alternative au plan d'économie proposé est-elle possible ?

Ce mercredi 13 novembre, une délégation du SNJ a été reçue, pour la troisième fois depuis l'assemblée générale du 5 novembre, par la direction de Midi Libre (Alain Plombat et Jacques Vernette).

La possibilité d'une alternative au plan d'économies initialement proposé serait "envisageable" pour éviter la fermeture pure et simple des trois agences locales Midi Libre (Narbonne, Carcassonne, Rodez) et la fin brutale des CDD.

Reste que la direction de Midi Libre doit soumettre ses nouvelles pistes à Olivier Gerolami (GSO) qui décidera si des négociations sont possibles... Sa réponse est attendue ce vendredi 15 novembre en fin de journée.

La menace d'une grève reste d'actualité en cas de réponse négative alors restons mobilisés !