lundi 17 octobre 2011

Un message de Jean Caizergues, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary

Jean Caizergues, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary, tient à exprimer son soutien à toute la rédaction du Midi-Libre de Carcassonne.

A la rédaction du Midi-Libre
En tant que président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary, je tiens à exprimer mon soutien à toute la rédaction du Midi-Libre de Carcassonne.
Ce soutien est motivé par la nécessité de maintenir ce lien de proximité qui s’est instauré depuis de nombreuses années, entre votre journal, l’actualité de notre territoire et sa population.
Une information détaillée et soutenue, contribue, à maintenir un lien social local et nous en avons besoin.
Rechercher une information, la vérifier, la transmettre et la rendre accessible, constituent autant de tâches que le journaliste doit mener au quotidien : un long travail de proximité qu’il me semble indispensable de préserver sur notre territoire.

Cordialement.


Le président,
Jean Caizergues

Guy Giva, président de la Chambre d’Agriculture de l’Aude et Languedoc-Roussillon, a envoyé un courrier à Pierre Jeantet

A l’attention de Pierre Jeantet, PDG de GSO

M. le Président,



A un moment particulièrement difficile pour votre groupe et les rumeurs faisant état de licenciements relativement importants, je tenais au nom des établissements consulaires que je préside à vous témoigner du profond attachement à votre structure. Tous les élus s’associent à moi pour vous manifester les bonnes relations qui nous lient au quotidien avec vos équipes de journalistes et de photographes pour la couverture des sujets agricoles.


L’avenir de nos bonnes relations professionnelles est conditionné par une issue la moins dramatique possible.

J’espère que les meilleures solutions pourront être trouvées pour maintenir, voir consolider notre partenariat habituel.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux


Guy GIVA
Président de la Chambre d’Agriculture de l’Aude 

Président de la Chambre d’Agriculture Régionale Languedoc-Roussillon

Le Club de la presse nous a envoyé une lettre de soutien

Montpellier le 14 octobre 2011

Lettre de soutien aux journalistes des Journaux du Midi

Le bureau de la commission journalistes du Club de la Presse réuni hier, jeudi 13 octobre, en présence d’une vingtaine de journalistes tous médias confondus, ont acté à l’unanimité la nécessité d’apporter leur soutien à leurs confrères du groupe des Journaux du Midi qui traversent actuellement une période critique, à l’heure où une menace réelle pèse sur leurs emplois.

Le bureau et les journalistes adhérents élus ont insisté sur la nécessité de décider ensemble du discours de soutien à apporter aux salariés et journalistes des Journaux du Midi afin que leur parole et leur voix soient à l’unisson.

Aujourd’hui plus que jamais, Le Club de la Presse s’associe à l’émotion et aux inquiétudes légitimes des journalistes quant à la pérennité de leurs emplois, et à la survie de leurs savoir-faire. Photographes, secrétaires de rédaction, rédacteurs, faut-il malheureusement le rappeler en ces temps, sont des métiers qui requièrent une expérience et des compétences non interchangeables. Le Club de la Presse pense également aux secrétaires d'agences ou administratives, maillons essentiels au bon fonctionnement d'une rédaction, qui voient aussi leurs postes menacés.

Le « plan de restructuration » annoncé jeudi dernier, qui eut pour conséquence la grève historique des salariés depuis la création de Midi Libre, de Centre Presse et de l’Indépendant, a interpellé le Club de la Presse tant du point de vue des chiffres annoncés : la suppression de 158 emplois, dont 123 en CDI, que sur le risque de disparition qui pèse sur les métiers du journalisme en PQR.

Le Club de la Presse, qui depuis sa création est profondément attaché à la défense de l’emploi, et poursuit la volonté d’aider les journalistes dans leur recherches d’emplois se tient à leurs côtés pour défendre la pérennité de leurs métiers et de leurs postes.

Parce que c’est la crainte de voir ces métiers disparaître,

Parce que c’est l’inquiétude quant à leur avenir personnel et professionnel,

Parce que c’est la tristesse de voir ces professionnels, investis au quotidien au sein de leurs rédactions, risquer de devoir quitter leur journal,

Parce c’est le doute quand à l’avenir et la pérennité des titres de la PQR régionale,

Le Club de la Presse réaffirme son soutien, et restera vigilant et attentif aux évolutions des négociations qui ont et auront lieu.

La Commission des Journalistes du Club de la Presse du Languedoc-Roussillon.

mardi 11 octobre 2011

Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon, aux côtés des salariés des Journaux du Midi

Photo archives Midi Libre Michaël Esdourrubailh
Voici la lettre de soutien que nous avons reçue de la part de Christian Bourquin.

Montpellier le 8 octobre
Mesdames, Messieurs,

Alors que le groupe des Journaux du Midi vient d'annoncer un plan de transformation qui s'accompagne d'une réduction des effectifs, je partage l'inquiétude qui est la vôtre concernant les postes et les services qui pourraient être supprimés.

Comptant parmi les plus importants quotidiens français, votre titre occupe une place centrale dans le paysage de la presse locale. Malgré son implantation, Midi Libre subit les crises qui touchent aujourd'hui le monde économique et celui de la presse  en particulier. Ce constat, s'il est indéniable, ne doit pas fermer la porte à la recherche de toutes les solutions possibles. En effet, les mesures qui affecteraient la force de travail doivent être envisagées en tout dernier ressort. Il ne faudrait surtout pas que des exigences comptables de court terme conduisent à des solutions injustes et précipitées.

Certes, il faut assurer une pérennité économique du groupe des Journaux du Midi mais cela doit se faire dans le cadre de la plus grande concertation, en lien avec  l'ensemble des partenaires et des personnels concernés, donc avec vous en direct.

Vous pouvez être assurés de tout mon soutien.
Très chaleureusement,


Christian Bourquin
Président de la Région Languedoc-Roussillon
Sénateur

Jean-Marc Roubaud soutien les journalistes de Midi Libre et plaide leur cause auprès du ministre de la Culture

Photo archives Midi Libre Mikaël Anisset
Jean-Marc Roubaud, député du Gard, maire de Villeneuve-les-Avignon, a écrit lundi 10 octobre au ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, pour lui demander d'intervenir dans le conflit qui oppose les journalistes de Midi Libre et leur direction.

Voici l'essentiel de son courrier.

Monsieur le ministre,

L'annonce d'un plan social touchant la PQR du Languedoc-Roussillon et notamment le Midi Libre s'inscrit certes dans les difficultés que rencontre depuis des années la presse écrite en général mais l'ampleur de la suppression d'emplois projetée, plus de 158 postes, me laisse perplexe.

En effet, en ma qualité de coprésident du groupe d'études à l'Assemblée nationale sur la presse, j'ai soutenu les aides importantes consenties par l'Etat pour aider ce secteur de la communication qui est indissociable de la démocratie.

Aussi, Monsieur le Ministre, je souhaiterais que vous interveniez dans ce dossier pour rappeler, compte tenu des engagements publics en faveur de la presse écrite, qu'il est regrettable que les journalistes et le personnel administratif de ces quotidiens servent systématiquement de variable d'ajustement dans la recherche de rentabilité des titres.

Persuadé que vous aurez à coeur de faire respecter l'esprit qui a guidé le groupe d'étude parlementaire sur la presse et que vous userez de votre autorité pour alléger humainement ce plan social.

Dans cette attente, j'apporte mon soutien à l'ensemble des rédactions et des personnels administratifs de l'Indépendant et du Midi Libre.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs. 

Très cordialement

Le député maire
Jean-Marc ROUBAUD

lundi 10 octobre 2011

Hélène Mandroux partage la vive inquiétude des salariés des Journaux du Midi

Photo archives Midi Libre Jean-Michel Mart
Après deux jours d’absence, le quotidien Midi Libre est à nouveau présent ce matin dans les kiosques et c’est une excellente nouvelle. Pour l’information en général et pour les salariés du groupe Les Journaux du Midi en particulier.

Cette semaine est néanmoins cruciale pour l’avenir des Journaux du Midi . Car si les salariés du groupe ont repris le travail hier, les rédactions restent très inquiètes après l’annonce d’un plan social assorti de la suppression de 158 postes dont 123 en CDI.

Les journalistes comptent beaucoup sur la venue, jeudi à Montpellier, de Pierre Jeantet, le PDG du groupe Sud Ouest et propriétaire des Journaux du Midi , qui aurait accepté de rencontrer une délégation syndicale et de reconsidérer avec elle les principaux points du plan social.

Pour ma part, je reste très attentive à l’évolution de la situation et apporte mon soutien total aux salariés des Journaux du Midi qui luttent pour préserver leurs emplois au nom du maintien d’une information de qualité. Très étonnée par l’ampleur du nombre d’emplois menacés, je souhaite qu’une solution soit rapidement trouvée pour préserver le plus grand nombre possible de postes afin que le journal Midi Libre demeure le partenaire économique de la Ville qu’il a toujours été. 


Hélène Mandroux, maire de Montpellier

Jo Maso "solidaire et au soutien"

Photo archives Midi Libre Stéphane Barbier
Par la voix de son manager Jo Maso, très attaché au Languedoc-Roussillon, le XV de France a tenu à apporter son soutien à la crise que traversent actuellement les Journaux du Midi.

« Je suis solidaire et au soutien des gens dans la peine et qui souffrent. Ça me touche. L’Indépendant et Midi Libre, ce sont mes journaux, ma vie. Ça a toujours été mes premières lectures, le matin, en me levant. Quand les gens perdent leur boulot, ce n’est pas simple d’en retrouver dans notre société. Je suis au contact et derrière eux, comme eux nous ont peut-être soutenus samedi. Dans ces moments de difficulté, j’espère qu’on leur a donné un peu de bonheur et que tout le monde pourra avoir le sourire à l’issue des négociations

Les raisons d’une grève inédite à la rédaction de Midi Libre

Une large majorité de journalistes de la rédaction de Midi Libre a observé deux jours de grève, vendredi et samedi. Ce mouvement, inédit par son ampleur et suivi dans toutes les rédactions et presque tous les services, a conduit à la non-parution du journal. Il intervient après la présentation d’un plan d’actions qui prévoit la suppression de 68,2 postes dont 51,5 pour la rédaction. Au total, le plan des Journaux du Midi conduirait à la suppression de 158,2 emplois pour les cinq sociétés du groupe.

Les reporters photographes touchés

À la rédaction, ces réductions d’effectifs toucheraient particulièrement les reporters photographes dont le nombre passerait de 27 à 9 ainsi que les secrétaires de rédaction et les personnels rattachés aux rédactions. Ces annonces violentes ont été jugées inacceptables car elles conduisent inéluctablement à une réduction du périmètre de diffusion du titre et préfigurent une réorganisation dans laquelle la qualité de l’information servie chaque jour sera immanquablement revue à la baisse, plus considérée comme LA priorité du journal imprimé.

Autant de reculs que les journalistes mobilisés depuis vendredi ont décidé de refuser en se mettant en grève. Hier, lors d’une nouvelle assemblée générale, une courte majorité s’est toutefois prononcée pour la suspension du mouvement après que le représentant des actionnaires et président du conseil de surveillance, M. Pierre Jeantet, s’est engagé à refondre en profondeur le plan initial. Une rencontre avec les représentants des journalistes est programmée jeudi. D’ici là, la rédaction mobilisée adresse de sincères remerciements à tous ceux, lecteurs, commerçants, élus, qui lui ont adressé des messages de soutien et d’amitié dans cette période difficile.

Le bureau SNJ pour l'ensemble des journalistes de Midi Libre en grève
Texte paru dans Midi Libre du 10 octobre

dimanche 9 octobre 2011

Soutien de Thierry Procida, conseiller général nîmois

Photo Midi Libre Michaël Esdourrubailh
C'est avec regret et inquiétude que j'apprends la suppression d'un certain nombre de postes au sein du groupe Midi Libre / L'indépendant.

Au delà du drame social qui va toucher des journalistes d'une grande compétence et fort dévoués à leur profession, cette décision vient toucher de plein fouet une région dont l'économie sera une nouvelle fois marquée par des suppressions d'emploi, et ce dans un secteur fortement symbolique qu'est celui de la presse. Cette presse quotidienne régionale qui ne contribue pas seulement à l'information des citoyens, mais qui assure un lien de proximité essentiel à la vie de nos territoires.

En tant que conseiller général du Gard, je tiens à adresser solennellement mon soutien à tous les journalistes des rédactions afin que leur mobilisation soit entendue et permette à Midi Libre de continuer à rayonner sur notre région comme il le fait depuis la Libération.


Thierry Procida, conseiller général Nouveau Centre, sur le deuxième canton de Nîmes.

Soutien de Jean-Paul Fournier, sénateur maire de Nîmes

Photo Midi Libre Samuel Duplaix
Le quotidien Midi Libre ne paraîtra pas samedi en raison d'une grève reconductible de la rédaction entamée ce vendredi.

Cette démarche est le résultat du plan social en cours, porté par le groupe des « Journaux du Midi », propriétaire du quotidien languedocien, qui vise à diminuer la masse salariale et donc le nombre des journalistes présents sur le terrain.


Si je peux comprendre, qu’en période de crise économique, une entreprise doit réduire ses coûts de production, j’ai des doutes sur la suppression des postes de journaliste. Cette décision devrait, en effet, nuire sensiblement à la qualité et à l’indépendance des rédactions.


Je suis persuadé que le travail de la presse ne peut se faire qu’avec le soutien de femmes et d’hommes, présents à tous les évènements, sur l’ensemble du territoire et capables de transmettre le maximum d’informations.


La libre circulation des opinions et plus largement de l’information est, d’après la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le droit le plus précieux. Je partage donc totalement les inquiétudes des salariés de Midi Libre. 


Jean-Paul Fournier
Nîmes le 7 octobre 2011

De nouveaux soutiens de politiques audois

Photo archives Midi Libre
C’est avec beaucoup de tristesse et d’inquiétude que j’apprends les décisions que s’apprête à entériner le Directoire du groupe de presse Les Journaux du Midi.

Des décisions prévoyant un gigantesque plan social touchant à la fois les rédactions de nos médias locaux – L’Indépendant et Midi Libre - et leur régie de publicité, Midi Média Publicité.

Au-delà du drame social et économique qui frappera les salariés ainsi qu’un territoire déjà trop affecté par le marasme économique, c’est tout un pan de notre patrimoine journalistique et de son rôle démocratique qui est menacé.


Car le rôle de la Presse quotidienne régionale dépasse le simple devoir d’information, essentiel aux sociétés libres. Il participe activement par ses réseaux d’agences et de correspondants locaux à la cohésion des territoires de ce bout de France si particulier.


La Presse quotidienne régionale c’est donc par essence de la proximité et du lien social. De la proximité pour nos concitoyens, pour nos artisans, pour nos PME, pour nos associations et pour les élus si soucieux de cohésion et de débats.


En conséquence, c’est autant le citoyen que l’élu local que je suis qui tient à apporter son soutien aux salariés des rédactions et de la régie des Journaux du Midi dans ce combat qui vaut pour chacun de nous.


Michel Py, maire de Leucate, conseiller régional du Languedoc-Roussillon et secrétaire départemental de l'UMP de l'Aude.

Le Parti Radical de Gauche apporte son soutient aux rédactions des Journaux du Midi dans leur mouvement de Grève. Outre le plan social aux conséquences humaines désastreuses, nous rappelons avec force que la Presse Quotidienne Régionale reste la caisse de résonnance de notre démocratie, elle joue un rôle essentiel dans la construction du débat politique en France et qu'a ce titre il est essentiel d'en préserver la qualité.

Edouard Rocher, président du PRG de l'Aude  

D'autres photos de la manifestation du vendredi 7 octobre

Envoyées par Mikaël Anisset photographe à l'agence de Bagnols.



 

Dessin de William Truffy, photographe à Nîmes

samedi 8 octobre 2011

Les correspondants soutiennent leurs proches collaborateurs du journal Midi Libre

Aujourd’hui, les professionnels de l’information sont touchés. Ils sont piégés dans la tourmente d’une situation peut-être mal considérée, victimes des nouvelles techniques et technologies de communication et de tout ce qui pouvait être jusque là considéré comme étant un progrès. A l’aube du XXIème siècle, ces outils si merveilleux à la base revêtent soudain le spectre d’une vraie menace, et soudain le ciel s’assombrit sur une profession qui ne cherche que l’amélioration du service de l’information.

Nous, correspondants, nous qui agissons sur un territoire donné, compagnons de la communication, auteurs d’un maillage serré de l’information dans notre région, pour que Votre Quotidien, Notre Quotidien, demeure encore le Leur demain, nous soutenons, journalistes, secrétaires de rédaction, secrétaires d’agences et photographes, nos plus proches collaborateurs, nos conseillers et nos « équanil », qui jusque là, ont toujours travaillé avec nous dans un souci d’une meilleure approche de l’événement et de la qualité de l’information.

Nous comprenons leurs craintes, nous compatissons à leur angoisse face à un avenir incertain. La crainte d’un lissage des compétences fait augurer des lendemains bien inquiétants, un avenir bien sombre pour toute une partie de la profession dont les maîtres mots ont été et sont toujours « qualité et efficacité », telle une devise qui a fait la force et les beaux jours de Midi Libre.

Il ne s’agit pas là d’un déluge de mots sur un désert d’idées mais bel et bien d’une prise de conscience de la gravité de la situation, dont l’effet réflexe pourrait prendre des allures de « dominos » n’épargnant personne, de la tête à la base ; gouffre abyssal, spirale infernale ou début de la fin ?

Des correspondants du Groupe Midi Libre

A Narbonne

Françoise Tallieu, photographe à Midi Libre Narbonne, a envoyé quelques photos.

Elle donne une définition perso qui lui est venue ce matin sur le métier de photographe.
..."Une photo n'est pas qu'un arrêt sur image..une photo c'est un regard , un oeil à la recherche du bon angle , du cadrage, de LA bonne ..image.! celle qui donne de l'émotion..
une photo se sert de la lumière,celle qui va éclairer le papier..
une photo doit donner l'envie de lire , l'envie d'entrer dans l'article , dans "l'histoire" du rédacteur , dans L'HISTOIRE du journal...Midi Libre.."

L'agence de Nîmes est mobilisée

Quelques photos envoyées par Stéphane Barbier de l'agence de Nîmes en grève.




Le SNJ soutient les journalistes de Midi Libre et de l’Indépendant en grève

"Notre profession ne veut plus être considérée comme une simple variable d’ajustement"
Le Syndicat National des Journalistes, premier syndicat de la profession, réuni en congrès à Autrans, soutient les journalistes de Midi Libre et de L’Indépendant en grève ce vendredi 7 octobre 2011 et jusqu’à dimanche, pour s’opposer à un "plan de réorganisation" qui leur a été présenté lors de deux comités d’entreprises extraordinaires.

A Midi Libre, ce plan prévoit la suppression de 68 emplois, dont plus de 50 à la seule rédaction. Les postes des reporters photographes et des secrétaires de rédaction sont particulièrement touchés. A L’Indépendant, trente postes, dont dix à la rédaction, sont menacés. Sur l’ensemble du groupe Journaux du Midi, que contrôle le groupe Sud Ouest, ce"plan d’action" table sur la suppression de 158 postes sur l’ensemble des 5 filiales, toutes catégories confondues, dont plus de 20 à Centre Presse. L’équipe managériale des Journaux du Midi, qui porte pourtant une lourde responsabilité dans la baisse de la diffusion du journal , reste quant à elle bien à l’abri de cette "réorganisation".

Au sein du Groupe Sud Ouest, d’autres menaces pèsent sur l’emploi et sur les salariés. A Pyrénées Presse, le centre d’impression est dans le viseur des dirigeants. A Sud Ouest, c’est le dossier 35 heures que la direction entend mettre à mal.

Le SNJ est scandalisé du fait qu’une fois encore, c’est sur les seuls salariés, et en particulier les journalistes, que les dirigeants et les actionnaires entendent faire payer les erreurs de stratégie ou de gestion dont ils sont pourtant les seuls responsables.

Dans le Groupe Sud Ouest, comme dans tous les autres groupes de presse, les actionnaires et les dirigeants, pour rééquilibrer les comptes et protéger leurs dividendes, n’hésitent pas à saigner les rédactions et à à dégrader considérablement les conditions de travail des salariés restants.
Ils portent ainsi de graves coups à la qualité de l’information due au public. Cette mission d’information pour laquelle ils encaissent pourtant de substantielles aides publiques à la presse.

Le SNJ, première organisation de la profession, s’indigne de ce véritable jeu de massacre qui détruit le pluralisme et porte gravement atteinte à la profession. Il interpelle les pouvoirs publics sur cette situation.

Motion adoptée à l’unanimité par le SNJ à son congrès d’Autrans le vendredi 7 octobre 2011.

Soutien d'André Viola, président du conseil général de l'Aude

Photo Midi Libre Nathalie Amen-Vals
Mesdames, Messieurs,

J’ai été alerté, par vos soins, de la situation de votre entreprise et du plan social annoncé, qui menace un nombre d'emploi conséquent au sein de votre titre. Je ne peux que m'alarmer de cette situation et je comprends pleinement les interrogations et les inquiétudes qui sont les vôtres, tant vis à de votre avenir que de celui du journal, intimement lié à notre territoire.

Le « Midi Libre » est un acteur majeur de la vie publique locale. Il participe à l’information à laquelle a droit tout citoyen ainsi qu'au lien social sur notre territoire. En celà, un plan social dans une entreprise du champ des médias touche au fonctionnement même de la démocratie.

En cette période de trouble, je veux vous apporter le témoignage de mon soutien, en espérant que vous trouverez une issue favorable.


André Viola, président du Conseil général de l'Aude.

vendredi 7 octobre 2011

Europe Ecologie Les Verts apporte son soutien à Midi Libre

Nous prenons connaissance de la grève déclenchée ce jour et très largement suivie par les journalistes de Midi Libre face au plan social qui vient de leur être présenté.

Nous apportons tout notre soutien à ces professionnels qui s'efforcent, tant bien que mal depuis quelques années face à la détérioration rampante de leurs conditions de travail, d'assurer quotidiennement leur mission d'information des habitants du Languedoc-Roussillon.

La démocratie a un prix. Dans notre région, bien mise à mal par les pratiques clientélistes de certains de ses principaux responsables politiques, elle a tout particulièrement besoin d'une presse qui joue réellement son rôle de contre-pouvoir. Nous n'ignorons pas les difficultés économiques qu'elle connaît, mais appliquer à ce métier une stricte logique financière portant atteinte au principe et aux moyens de son indépendance reviendrait à lui ôter toute raison d'exister.

Communiqué de Silvain Pastor pour Europe Ecologie Les Verts Gard.

Des élus gardois nous soutiennent

Nous avons reçus plusieurs soutiens de la part des élus gardois.

Jacques Bourbousson, maire de Beaucaire

Par la présente, je souhaite vous faire part de mon soutien au mouvement de grève des journalistes et employés de Midi Libre - Journaux du Midi, suite à l’annonce du plan social prévu par le groupe, visant à supprimer plus de 200 emplois. 

Damien Alary, président du Conseil général et vice-président de la Région LR

La suppression annoncée de 68 postes, dont des photographes et des secrétaires de rédaction notamment dans le Gard, va inéluctablement porter atteinte à l’organisation du travail des personnels et en fin de compte à la qualité de la presse.

Avec des rédactions réduites, comment en effet assurer aux journalistes indépendance et qualité de l’information ? Comment assurer aux lecteurs et aux citoyens cette même indépendance et qualité de l’information ? Il me semble que le succès de Midi Libre repose essentiellement sur les enquêtes et reportages de ses équipes rédactionnelles et photographiques.


Juan Martinez, vice-président du Conseil général du Gard et maire de Bellegarde

Je viens d'apprendre que, les journalistes des Journaux Du Midi et de la rédaction de Midi Libre, étaient concernés par un plan social important de plus de 200 postes de travail.

Je tiens à m'associer à l'ensemble de ces salariés et de leur famille, pour dire ma profonde indignation concernant cette casse d'autant de journalistes qui animent l'information nationale et surtout locale de nos territoires. Ces salariés participent à éclairer les citoyens que nous sommes avec un sens aigu 'impartialité et de professionnalisme. Avec tout mon soutien.

Jean-Paul Boré, conseiller régional

L’annonce de la suppression de 158 postes à Midi Libre témoigne du mal terrible qui ronge notre système économique. Pour justifier une économie de 8 millions d’euros, on utilise le personnel comme seule variable d’ajustement.

Encore une fois, les mots sont choisis pour justifier les coupes sombres :
modernisation, adaptation, réorganisation et même projet de développement. sic… Tout est pensé. Dans un formidable clin d’oeil au fait qu’elles sont loin d’être  neutres, on annonce le cumul des tâches grâce à la révolution technologique.

Photographe, journaliste tous terrains, rédacteur, graphiste et plus affinité. A
quand les journalistes déguisés en homme ou femme orchestre ? Quand  s’arrêtera le processus de déshumanisation de notre société dont on constate  tous les jours les méfaits dans tous les domaines.

Comment se fait-il qu’après tant de réorganisation, de cessions du groupe,
  toutes vantées pour leurs ambitions d’avenir, mènent à un tel gâchis prévisible ?

La presse quotidienne est en danger en France et rien ne serait pire qu’une
  presse dépendant totalement de la finance d’où qu’elle vienne. La mission de service public dévolue à la presse doit être prise en compte par  l’Etat faute de quoi, seule le voix de son maître régnera sur nos consciences.

Les personnels de Midi Libre ont fait le choix suprême de la grève pour exprimer
leur opposition à ce plan social et toutes ses conséquences, tant sur l’emploi que  sur la qualité de leur travail. Ils ont tout mon soutien.

Midi Libre est en grève

La direction des Journaux du Midi a annoncé lundi 3 octobre au comité d'entreprise du groupe, au siège à Saint-Jean de Védas, la suppression de 158 postes, dont 123 en CDI, au niveau de l'ensemble du groupe. Jeudi 6 octobre, le détail de ces suppressions de poste a été rendu public pour chacun des journaux.
A Midi Libre, 68 postes vont être supprimés dont 51 à la rédaction.

Nous, journalistes de Midi Libre, trouvons ce plan inacceptable et nous avons voté trois jours de grève, du vendredi 7 au dimanche 9 octobre.
Samedi 8 octobre, pas de journal dans les kiosques.

Nos confrères de l'Indépendant se sont aussi mis en  grève.


Ce blog a pour objectif de relayer les nombreux messages de soutien qui affluent. Nous mettrons en ligne aussi une revue de presse, beaucoup de confrères ont parlé de notre mouvement.

Un dessin d'Eddie Pons, journaliste nîmois