lundi 25 novembre 2013

La grève pour résister

Voici le communiqué du SNJ Midi Libre du 25 novembre :

"Nous en sommes là. Trois réunions de négociations (mardi dernier, la direction avait
annoncé qu'il n'y en aurait pas d'autres) et peu d'avancées. Vingt jours après l’AG et
un vote très majoritaire en faveur de la grève, la direction a accepté de ne pas
fermer, pour l’instant, l'agence de Narbonne. Mais le plan d'économies visant la
rédaction est maintenu dans sa totalité :

- Au total, c'est bien 20 postes de journalistes qui seront supprimés à Midi Libre. Soit
10% de l'effectif. A charge pour ceux qui restent de combler les vides, d'assurer la
sortie d'un journal papier qui perd en qualité - et pour cause - et de travailler sur le site internet.

- La direction refuse de revenir sur les fermetures des agences de Carcassonne et
Rodez. Une partie de nos collègues travaillant dans ces agences devraient rejoindre
les autres titres des Journaux du Midi. D'autres quittent l'entreprise dans le cadre
d'une rupture conventionnelle.

- Pour compenser le maintien de la rédaction de Narbonne - nous n'avons toujours
aucune assurance sur l'effectif - 7 nouveaux départs en rupture conventionnelle
seraient annoncés. Sept départs qui ne seront pas remplacés.

- C'est le flou sur le devenir des CDD occupant les 9 postes dits structurels. Ces
postes vont-ils disparaître ? Quelles solutions seront proposées à nos collègues en
CDD ?

- Les accords d’entreprise concernant les jours d’ancienneté et les jours fériés sont menacés.

Une grève coûte cher, environ 180 000 euros. Nous le savons tous. Mais si le PDG
quittait l’entreprise, il pourrait capter en indemnités la moitié de la trésorerie de Midi
Libre. Soit l’équivalent de 18 CDD, charges comprises, sur un an...

- Entre 2000 et 2011, Midi Libre a versé 40 M€ à ses actionnaires (Le Monde et
GSO).

- La rédaction a perdu, entre 2011 et 2013, une trentaine de postes de journalistes.
En quatre ans, 50 postes de journalistes vont disparaître.

Suite à l'assemblée générale du 5 novembre, nous n’avons d'autre choix que de dire
"STOP", haut et fort, aux économies grattées sur notre dos, au triptyque "moins de
journalistes, moins de moyens, mais plus de travail", à l'absence de réflexion
journalistique, de ligne éditoriale. Pour résister à la logique financière que la direction
veut nous imposer, la seule qui l'intéresse.

Le SNJ appelle donc les journalistes à se mettre en grève demain mardi 26 novembre, veille du Comité d'entreprise où ces mesures seront annoncées."

A Saint-Jean-de-Védas,
 Le bureau du SNJ

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