lundi 16 décembre 2013

Site Midilibre.fr : des changements, enfin !

Communiqué du SNJ Midi libre du 13 décembre 2013 (afficher en PDF)

Lors d'un entretien sollicité par le SNJ, Olivier Gérolami a indiqué, ce vendredi 13 décembre 2013, que plusieurs modifications importantes seront apportées dans le fonctionnement du desk internet. En évoquant le dérapage survenu la semaine dernière au sujet des Roms, le président du conseil de surveillance s'est dit « très choqué par cet incident ». Il a également admis des « dysfonctionnements du discours et du
processus » dans la mise en ligne des informations sur le site. Ont été annoncées :

> La fermeture des commentaires sur un certain nombres de sujets dits sensibles en matière de faits divers, de justice, de religion, d'immigration...

> Une double-lecture systématique des informations avant leur mise en ligne.

> Une réflexion sur les pseudo-sondages en ligne va également être lancée afin d'aboutir à un traitement plus journalistique de ces questions interactives. En attendant l'aboutissement de cette réflexion, le recours à ces questions en ligne est gelé.

Le SNJ se félicite naturellement de ces décisions à effet immédiat, qui auraient dû être dictées bien avant, par le simple bon sens journalistique. Elles seront accueillies avec soulagement par la très grande majorité de la rédaction. Mais que n'a-t-il fallu faire avant d'en arriver là !

Au cours des derniers mois, nous avions alerté à plusieurs reprises la hiérarchie de la rédaction sur cette dérive progressive, sur les conséquences qu'elle  engendre sur la crédibilité du titre, sur notre crédibilité. Nos remarques ne suscitaient alors que ricanements, mépris, ironie hautaine. Aujourd'hui, les actes de contrition plus ou moins sincères ne sauraient suffire à gommer le malaise provoqué par la dernière affaire.

Encadrement

Au sujet des personnes de l'encadrement qui ont maintenu leur position pendant près de trois heures ce jeudi 5, Olivier Gérolami a indiqué qu'elles restaient en place. Le SNJ a rappelé sa volonté de voir un recrutement extérieur à la tête de la rédaction.

Nouvelle version du site

Il a enfin estimé que le lancement de la version 3 de Midilibre.fr prévu en mars 2014, constituerait « une excellente occasion », d'avoir une « réflexion éditoriale ».

Ces changements enfin annoncés ne sont, à nos yeux, qu'une première étape, indispensable certes, mais insuffisante vers une réappropriation du site par la rédaction.


A Saint-Jean-de-Védas, le 13 décembre 2013
Le bureau du SNJ

lundi 9 décembre 2013

Nouvelle affaire grave sur Midilibre.fr


Communiqué du SNJ Midi Libre du 5 décembre 2013 : 

"Midi Libre s'est une fois de plus distingué ce matin sur son site internet, avec un sondage particulièrement nauséabond, qui faisait suite à des propos d'un maire du Var suggérant de laisser brûler les Roms. Des journalistes de Midi Libre et des lecteurs s'en sont très vite émus mais il a fallu plusieurs coups de téléphone
pour qu'enfin, le sondage soit retiré, trois heures après sa publication. En laissant le temps aux internautes de déverser une avalanche de commentaires racistes et haineux sur le site.

Entretemps, il avait attiré l'attention du chroniqueur et enseignant chercheur en science politique Guy Birenbaum qui s'en offusque lui aussi sur le site du Huffingtonpost.fr avec l'article "Birenbaum bashe le "sondage" épouvantable de Midi Libre sur les Roms

"Il faudrait quand même que tout le monde comprenne dans les médias (et notamment sur le Web) que l'obsession de demander leur avis aux internautes sur tout et sur n'importe quoi, de poser des questions n'importe comment, sans réfléchir, juste pour faire du "clic" ou générer des commentaires, du trafic, peut provoquer des "accidents" graves" écrit-il.

De son côté, le SNJ Midi Libre, effondré par ce sondage sur les Roms, en appelle, une fois encore, au respect des valeurs journalistiques et humaines dans le traitement de l'information à Midi Libre. Outre une image désastreuse que cela donne à notre titre, cet appel aux lecteurs à clamer leur haine est inacceptable.

Le SNJ Midi Libre rappelle que même le web n'échappe ni aux valeurs de la déontologie qui figurent dans la charte d'éthique professionnelle des journalistes ni à la loi.

A Saint-Jean-de-Védas,
le bureau du SNJ


A lire aussi :

Sur Arrêtsurimages.net > Roms : dérapages d'un maire et de Midi Libre
Sur MidiLibre.fr > Les "excuses" de Midi Libre

mercredi 27 novembre 2013

Message du SNJ : merci pour votre mobilisation ! Et d'autres actions suivront...

Quand on sait à quel point les journalistes sont réticents à la grève, nous pouvons considérer que la moitié d'une rédaction qui se mobilise, c'est déjà un beau succès.

Forte mobilisation

Ce mardi 26 novembre, le taux de participation a été très fort dans certains agences et services : à la locale de Montpellier : il ne restait en poste qu'un adjoint. A Nîmes : la moitié de la rédaction avait posé la souris. A Alès, ils étaient 4 à cesser le travail. Au siège à St-Jean-de-Védas : le service SR comptait deux tiers de son effectif en grève, idem au service photo. A Lunel : 2 journalistes sur 4 s'étaient mobilisés...

Pour des raisons qui leur appartiennent sans doute, les agences de Rodez, Carcassonne et Narbonne n'ont pas suivi le mouvement.

Le SNJ et tous les journalistes grévistes le regrettent sincèrement, persuadé qu'une action a d'autant plus de poids qu'elle est collective. Il s'agissait de défendre un périmètre, des effectifs et la rédaction dans son ensemble, face à une direction butée dont on peut supposer qu'elle prépare déjà le coup d'après pour nous affaiblir encore.
Merci donc à tous ceux (certains étaient en repos et sont venus spontanément se déclarer grévistes) qui croient en l'avenir de la rédaction et sont prêts à la défendre coûte que coûte. A défendre un journal, un métier et des conditions de travail.

Et maintenant , qu'est-ce qu'on fait ?

Demain jeudi 28 novembre, nouvelle joute au comité d'entreprise. Rappelons que la direction a refusé jusqu'à présent de donner des chiffres. Combien de postes de CDD supprimés ? Combien de CDI non remplacés ? Il est à craindre que l'érosion sera pire qu'annoncée.

Mais les journalistes n'ont pas dit leur dernier mot. Tant qu'il n'y aura aucun autre projet que la taille dans les effectifs, d'autres actions suivront et nous saurons encore faire entendre notre voix.


Le bureau du SNJ de Midi Libre
à St-Jean-de-védas

mardi 26 novembre 2013

La parution de Midi Libre perturbée mercredi 27 novembre en raison d'une grève



La parution du quotidien Midi Libre sera perturbée mercredi en raison d'un mouvement social mardi visant à protester contre un plan d'économies qui va se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier.

40 % des journalistes en grève

"Toutes les éditions vont sortir", mais pour certaines les paginations seront réduites en raison de ce mouvement de grève, qui touchait mardi 40% des journalistes, a précisé à l'AFP le président du directoire des Journaux du Midi, Alain Plombat.

Dans un appel à la grève lancé lundi, le SNJ dénonce un plan qui va entraîner la fermeture des agences de Carcassonne et de Rodez et se traduire par la suppression de 20 postes de journalistes, soit 10% de l'effectif.

Par ailleurs, le syndicat dit s'inquiéter de l'avenir des CDD, ainsi que des accords d'entreprise concernant les jours d'ancienneté et les jours fériés, qui "sont menacés".

Le 24 octobre, la direction du groupe de presse régional Journaux du Midi (Midi Libre, Centre Presse et L'Indépendant) avait annoncé envisager la fermeture de trois agences, avant de finalement décider d'en supprimer deux, et la suppression d'une cinquantaine de postes, en raison de prévisions budgétaires en forte baisse.

Alain Plombat : une "non-parution ne ferait qu'aggraver les difficultés" 

"Il s'agit de combler les pertes liées à la baisse de 7% du chiffre d'affaires en publicité et à celle de 5,5% des ventes papier en 2013, qui pourraient nous conduire à un déficit d'environ 5 millions d'euros pour l'exercice 2014", avait expliqué M. Plombat.

Dans une lettre adressée lundi à la rédaction et dont l'AFP a eu une copie, il a lancé un appel pour que "chacun et chacune" prennent ses responsabilités. Une "non-parution ne ferait qu'aggraver les difficultés, provoquant une perte de chiffre d'affaires d'environ 200 000 euros par jour", a-t-il prévenu, affirmant que la volonté a été de trouver les solutions "les moins traumatisantes sur le plan social", à savoir les licenciements. Des garanties vont être apportées au personnel, a assuré mardi M. Plombat.

AFP - 26-11-2013

lundi 25 novembre 2013

La grève pour résister

Voici le communiqué du SNJ Midi Libre du 25 novembre :

"Nous en sommes là. Trois réunions de négociations (mardi dernier, la direction avait
annoncé qu'il n'y en aurait pas d'autres) et peu d'avancées. Vingt jours après l’AG et
un vote très majoritaire en faveur de la grève, la direction a accepté de ne pas
fermer, pour l’instant, l'agence de Narbonne. Mais le plan d'économies visant la
rédaction est maintenu dans sa totalité :

- Au total, c'est bien 20 postes de journalistes qui seront supprimés à Midi Libre. Soit
10% de l'effectif. A charge pour ceux qui restent de combler les vides, d'assurer la
sortie d'un journal papier qui perd en qualité - et pour cause - et de travailler sur le site internet.

- La direction refuse de revenir sur les fermetures des agences de Carcassonne et
Rodez. Une partie de nos collègues travaillant dans ces agences devraient rejoindre
les autres titres des Journaux du Midi. D'autres quittent l'entreprise dans le cadre
d'une rupture conventionnelle.

- Pour compenser le maintien de la rédaction de Narbonne - nous n'avons toujours
aucune assurance sur l'effectif - 7 nouveaux départs en rupture conventionnelle
seraient annoncés. Sept départs qui ne seront pas remplacés.

- C'est le flou sur le devenir des CDD occupant les 9 postes dits structurels. Ces
postes vont-ils disparaître ? Quelles solutions seront proposées à nos collègues en
CDD ?

- Les accords d’entreprise concernant les jours d’ancienneté et les jours fériés sont menacés.

Une grève coûte cher, environ 180 000 euros. Nous le savons tous. Mais si le PDG
quittait l’entreprise, il pourrait capter en indemnités la moitié de la trésorerie de Midi
Libre. Soit l’équivalent de 18 CDD, charges comprises, sur un an...

- Entre 2000 et 2011, Midi Libre a versé 40 M€ à ses actionnaires (Le Monde et
GSO).

- La rédaction a perdu, entre 2011 et 2013, une trentaine de postes de journalistes.
En quatre ans, 50 postes de journalistes vont disparaître.

Suite à l'assemblée générale du 5 novembre, nous n’avons d'autre choix que de dire
"STOP", haut et fort, aux économies grattées sur notre dos, au triptyque "moins de
journalistes, moins de moyens, mais plus de travail", à l'absence de réflexion
journalistique, de ligne éditoriale. Pour résister à la logique financière que la direction
veut nous imposer, la seule qui l'intéresse.

Le SNJ appelle donc les journalistes à se mettre en grève demain mardi 26 novembre, veille du Comité d'entreprise où ces mesures seront annoncées."

A Saint-Jean-de-Védas,
 Le bureau du SNJ

jeudi 21 novembre 2013

La direction de Midi Libre accepte le maintien de l'agence de Narbonne mais...



Depuis l'assemblée générale des journalistes de Midi Libre du 5 novembre, qui faisait suite à l'annonce de fermeture des agences de Narbonne, Carcassonne et Rodez, et la suppressions des postes en CDD, plusieurs entretiens ont eu lieu entre les délégués du SNJ et la direction de Midi Libre. Mais en seize jours, on ne peut pas dire que la situation se soit débloquée à Midi Libre entre la direction et la rédaction.

Maintien de Narbonne : oui mais...

Le vendredi 15 novembre, la direction de Midi Libre et le président du conseil de surveillance des Journaux du Midi ont validé le maintien de la rédaction de Narbonne mais sous certaines conditions, et surtout sans toucher au montant total d'économies prévues à la rédaction. La direction de Midi Libre a donc indiqué qu'elle supprimerait des postes ailleurs pour compenser ce maintien.

Pour les délégués du SNJ, le maintien de Narbonne dans ces conditions "ne résout rien. Car l'effort demandé à la rédaction de Midi Libre n'est pas ramené à la baisse."

Lors du dernier entretien le 19 novembre, le maintien de l'agence de Narbonne a été confirmé avec toutefois une incertitude concernant deux postes : celle d'un pigiste et de la secrétaire. A nouveau, la direction a annoncé que pour compenser, elle laisserait partir, par le biais de ruptures conventionnelles, sept journalistes supplémentaires sur l'ensemble du titre. Ces départs ne seraient pas remplacés.

La direction évoque aussi l'idée de s'attaquer prochainement aux jours fériés et aux jours ancienneté maison pour tous les journalistes de Midi Libre.

Appel à la grève maintenu

Selon les délégués du SNJ, ce plan d'économie pèse uniquement sur la rédaction et va encore l'appauvrir. Et surtout : "aucune autre piste d'économie n'a été proposée par la direction". "Nous sommes encore très loin des demandes formulées lors de l'assemblée générale du 5 novembre. L'appel à la grève voté ce jour-là est donc maintenu pour le mardi 26 novembre, veille du comité d'entreprise."


ET POUR CARCASSONNE ET RODEZ ?

Les délégués du SNJ ont proposé que les journalistes de Carcassonne rejoignent Narbonne, que ceux de Rodez rejoignent Millau, pour enrichir les éditions papier et numérique Midi Libre de l'Aude et de l'Aveyron. La direction n'a pas tenu compte de ces propositions. Certains seront redéployés dans d'autres rédactions de Midi Libre, d'autres chez Centre Presse ou L'Indépendant, d'autres encore ont choisi la rupture conventionnelle et quitteront l'entreprise. (Par exemple à Rodez : sur 7 personnes, on compte 5 départs "volontaires" et 2 mutations.)

ET LES CDD ?

La direction maintient la fin des CDD alors que neuf d'entre eux occupent des postes fixes, pourvus ainsi depuis une vague de départ en 2008. S'ils ne sont pas prolongés, ou remplacés par le biais de mutations, ce sera autant de postes qui seront supprimés.

EN BREF

Jeudi 24 octobre
La direction annonce la fermeture de Midi Libre Narbonne, Carcassonne et Rodez
Mardi 5 novembre
Assemblée générale des journaliste de Midi Libre
Mercredi 13 novembre
Ebauche d'une alternative après une 3eme réunion de négociations depuis le 5 novembre
Vendredi 15 novembre
L'agence de Narbonne sera maintenue si d'autres postes sont supprimés
Mardi 19 novembre 2013
Maintien de Narbonne peut-être sans pigiste ni secrétaire et la direction envisage de s'attaquer aux acquis sociaux

vendredi 15 novembre 2013

Une alternative au plan d'économie proposé est-elle possible ?

Ce mercredi 13 novembre, une délégation du SNJ a été reçue, pour la troisième fois depuis l'assemblée générale du 5 novembre, par la direction de Midi Libre (Alain Plombat et Jacques Vernette).

La possibilité d'une alternative au plan d'économies initialement proposé serait "envisageable" pour éviter la fermeture pure et simple des trois agences locales Midi Libre (Narbonne, Carcassonne, Rodez) et la fin brutale des CDD.

Reste que la direction de Midi Libre doit soumettre ses nouvelles pistes à Olivier Gerolami (GSO) qui décidera si des négociations sont possibles... Sa réponse est attendue ce vendredi 15 novembre en fin de journée.

La menace d'une grève reste d'actualité en cas de réponse négative alors restons mobilisés !

samedi 9 novembre 2013

Fermer Midi Libre Carcassonne ? "Un véritable outrage à la liberté de la presse et la liberté d'expression" pour le maire de Carcassonne


Déclaration de Jean-Claude PEREZ, Député-Maire de Carcassonne :

Jean-Claude Pérez, maire de Carcassonne
(Photo Nathalie Amen Vals - Midi Libre)
"On attribue à Voltaire la phrase suivante : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous ayez le droit de le dire ».

Aujourd’hui, les rédactions Midi Libre de Carcassonne, Narbonne et Rodez sont menacées de fermeture. En tant que maire de Carcassonne mais également en tant que Député de l’Aude je ne peux que soutenir le personnel menacé. Au-delà de l’aspect humain, cette décision est un véritable outrage à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. A l’heure où cette liberté est de plus en plus menacée et fragilisée sur le plan national et international, à l’heure où des journalistes meurent dans l’exercice de leur fonction, nous nous devons de protéger ces libertés à notre niveau local. 

La fermeture de l’agence de Carcassonne prive véritablement la Ville d’un contre pouvoir. Au coté des autres titres et médias, l’agence de Carcassonne alimente la pluralité de la presse Carcassonnaise et le débat nécessaire à l’expression de la démocratie. 

La pensée et la parole unique n’ont jamais été le signe d’une démocratie bien portante ! En fermant l’agence de Carcassonne et en privant d’expression les journalistes, la direction du groupe Les Journaux du Midi prive Carcassonne d’un contre pouvoir nécessaire à la pluralité, à la démocratie et à la liberté d’expression. 

Je tiens à adresser mon soutien aux journalistes et au personnel Carcassonnais ainsi qu’à tous les salariés du groupe qui subissent cette restructuration. 

Je tiens à exprimer mon entière solidarité face à cette difficulté. J’espère que des solutions seront trouvées au nom de la démocratie".



mercredi 6 novembre 2013

Assemblée générale des journalistes de Midi Libre : non aux fermetures d'agences

Une centaine de journalistes présents lors de l'assemblée générale à Midi Libre

Pour défendre l'avenir de toute la rédaction de Midi Libre, l'assemblée générale de la rédaction du mardi 5 novembre 2013 a réuni plus d'une centaine de personnes dans le hall de Midi Libre à St-Jean-de-Védas.

Objet de cette assemblée : discussion et concertation suite à l'annonce de la fermeture des agences Midi Libre de Carcassonne, Narbonne et Rodez et la fin du recours au CDD dans l'entreprise par Olivier Gérolami et Alain Plombat le 24 octobre 2013.

Après plus de trois heures de débat, il a été décidé de refuser ce plan de la direction et de réclamer des négociations pour fixer une "solution alternative" avant le 19 novembre 2013, date du CE Midi Libre. Si ces négociations n'aboutissaient pas, la menace d'une grève a été validée par la majorité des personnes présentes à cette assemblée.

mardi 5 novembre 2013

Le maire de Narbonne soutient l'agence Midi Libre Narbonne et écrit à Aurélie Filippetti

Menacé de fermeture, l'agence de Midi Libre Narbonne a reçu un message de soutien de Jacques Bascou, maire de Narbonne. En voici la teneur :

Jacques Bascou, maire de Narbonne
(Photo - Archive Midi Libre)
"J’ai appris que la direction du groupe Les journaux du Midi, projette de fermer plusieurs agences locales du Midi Libre dont celle de Narbonne.

Si cette nouvelle devait être confirmée, je considèrerais, avec tous les démocrates de Narbonne, qu’elle marquerait une régression du pluralisme de la presse dans notre ville et par conséquent un appauvrissement et un affaiblissement du débat nécessaire à l’expression de la démocratie.

Je viens d’écrire dans ce sens, un courrier à Madame Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication, dont je vous fais suivre la copie.

Je tiens par ailleurs à exprimer à chacun d’entre vous mon entière solidarité face à cette épreuve, avec l’espoir que d’autres solutions que celle-ci puissent être trouvées en réponse aux problèmes structurels qui sont ceux des Journaux du Midi et de la presse française dans son ensemble.

Très cordialement."


Jacques BASCOU
Maire de Narbonne
Narbonne, le 5 novembre 2013

Le maire de Leucate soutient l'agence de Narbonne

Menacé de fermeture, l'agence de Midi Libre Narbonne a reçu une lettre de soutien du maire de Leucate, Michel Py. En voici la teneur :



Le Narbonne Volley soutient l'agence de Narbonne

Menacé de fermeture, l'agence de Midi Libre Narbonne a reçu un message de soutien d'Alexandra Ribourel du Narbonne Volley.  En voici la teneur :

"En mon nom et en celui du Narbonne Volley, je tiens à vous faire part de notre consternation et de notre dépit lorsque nous avons eu la mauvaise nouvelle de la prochaine disparition de l’édition narbonnaise du Midi Libre. Cette information de proximité est indispensable à la fois pour les citoyens que pour les acteurs de cette information.

De plus, les personnes qui travaillent quotidiennement, quels que soient les jours et heures, sont dévouées à la fois à leur métier et à la vie des narbonnais. Il serait bon que les décideurs prennent de nouveau le temps de chercher une autre solution à leurs problèmes, que celle de priver les audois de l'indispensable lien qui les relie entre eux. Montpellier est bien loin de nous et nous n'avons que faire de son édition locale.

Quant à vous, rédaction de Narbonne, sachez que nous vous soutiendrons et vous suivrons dans vos actions. Et pensez à continuez à nous informer dans une édition locale créée par vous, si vous en avez la possibilité."

Alexandra Ribourel

Le président du conseil général de l'Aveyron soutient l'agence Midi Libre de Rodez

Menacé de fermeture, l'agence de Midi Libre Rodez vient de recevoir les copies des lettres que vient d'envoyer Jean-Claude Luche, président du conseil général de l'Aveyron, à Alain Plombat et Olivier Gérolami. En voici la teneur :

Jean-Claude Luche
président du conseil général de l'Aveyron
(Photo - Yves Estivals)
"Il y a quelques mois, je vous avais confié mon inquiétude lors de la mise en oeuvre d'un plan social dans le groupe de presse auquel appartient Midi Libre. J'apprends aujourd'hui avec consternation la fermeture envisagée de l'agence ruthénoise du titre. Je le répète : il n'est pas question pour moi de m'immiscer dans la gestion de votre entreprise qui, je peux le comprendre, doit faire face aux difficultés de la conjoncture, très marquées pour toute la presse écrite quotidienne régionale. En revanche, ma responsabilité d'élu m'amène à vous demander de reconsidérer ce projet de fermeture, s'il était confirmé.

Monsieur le Président, le département a la chance de bénéficier d'une exceptionnelle densité dans sa couverture de presse quotidienne et hebdomadaire, qui correspond à la fois à son histoire et à sa diversité géographique.

La fermeture de l'agence Midi Libre de Rodez porterait un coup dur à cette situation dont nous mesurons la richesse.

Maintenir l'agence de Rodez m'apparaît comme une nécessité, d'abord pour préserver l'emploi des journalistes : je suis témoin chaque jour de la qualité de leur travail au service de l'information.

Il s'agit, en même temps, de conforter la pluralité des outils d'information, capitale pour l'expression démocratique à laquelle nous sommes attachés et pour l'animation de nos territoires, sur lesquels Midi Libre joue un rôle déterminant.

En espérant que cette requête retienne votre attention"

Jean-Claude Luche, président du conseil général de l'Aveyron

L'agence de Midi Libre Rodez ((Photo - Yves Estivals)

vendredi 1 novembre 2013

Communiqué du SNJ du 24 octobre 2013 : la stratégie du repli à Midi Libre, jusqu'où ?


Olivier Gérolami et Alain Plombat ont donc annoncé ce 24 octobre 2013 la fermeture des agences Midi Libre de Carcassonne, Narbonne et Rodez.

Lors du dernier conseil de surveillance, les actionnaires avaient demandé la mise en place de ces mesures d’économies. Hélas, ni le directoire, ni la direction de la rédaction n’ont été capables de proposer un plan alternatif, d’élaborer une stratégie qui sorte de cette infernale logique d’économies.

Pour notre titre, ces replis de l’Aude et du nord Aveyron sont des renoncements tristement historiques et inacceptables même s’ils interviennent dans une conjoncture difficile pour la presse.. Ils illustrent une nette accélération de cette spirale du déclin dans laquelle nous sommes entraînés et que nos dirigeants se contentent d’accompagner.

Jusqu’où cela s’arrêtera-t-il ?

Ces décisions sont tout simplement inadmissibles. Pour plusieurs raisons.

D’abord et c’est essentiel, la rédaction de Midi Libre, les journalistes qui incarnent le "corps business", comme ils disent, est la principale victime de ces restrictions.

Entre 15 et 20 postes vont ainsi disparaître des effectifs en raison de l’arrêt des CDD - y compris ceux des renforts estivaux - et de probables départs négociés au cas par cas. Contrairement à ce que la direction tente de faire croire, ces opérations ne permettront pas de renforcer les équipes en souffrance.

Lors du plan de 2011 (voir aussi dans les archives), rappelons que c’est déjà la rédaction qui avait payé le plus lourd tribut aux nécessités d’économies avec 32 départs au final.

Les fermetures de Narbonne, Carcassonne et Rodez marquent ensuite un recul évident du pluralisme sur des zones où les trois équipes se sont attachées à proposer, en dépit de leurs petits moyens, une information de qualité, pertinente, originale.

Dans ces trois villes, l’identité du titre Midi Libre a encore un sens. L’inverse de ce que proposeront les éditions "low cost" que la direction veut mettre en place : une Une "Midi Libre" et des pages locales entièrement reprises de L’Indépendant et de Centre-Presse. Les diffusions cumulées des trois agences dépassent aujourd’hui les 10 000 exemplaires qui vont ainsi progressivement se réduire comme peau de chagrin, à l'image de l’édition de Midi Libre Catalan.

Ces décisions sont inacceptables car leur pertinence économique n’est pas démontrée

Nos demandes d’explications, de documents auprès de la direction sont, jusqu’ici toujours restées lettre morte. Un véritable flou est également entretenu autour du traitement qui sera réservé à tous les collaborateurs directement concernés par ces fermetures. Des journalistes et des secrétaires dont la loyauté à Midi Libre n’a jamais été prise en défaut, en dépit des difficultés à exercer leur métier.

Ce plan est inacceptable, encore, car il reprend des mesures d’économies déjà actées lors du PDV en 2011 mais qui n’ont jamais été mises en oeuvre. Il est inacceptable, enfin, car il exonère la plus haute hiérarchie du groupe de tout effort alors que l’exemple, dans ces circonstances, devrait venir d’en haut.

Pour toutes ces raisons, partons sur une action forte contre ce qui s’apparente clairement à un nouveau plan social (l'inspection du travail a déjà été saisie). Afin d’en préciser les modalités une assemblée générale de la rédaction aura lieu le mardi 5 novembre à 20 h au Mas de Grille à St Jean de Védas.


Le bureau syndical du SNJ / Midi Libre