vendredi 1 novembre 2013

Communiqué du SNJ du 24 octobre 2013 : la stratégie du repli à Midi Libre, jusqu'où ?


Olivier Gérolami et Alain Plombat ont donc annoncé ce 24 octobre 2013 la fermeture des agences Midi Libre de Carcassonne, Narbonne et Rodez.

Lors du dernier conseil de surveillance, les actionnaires avaient demandé la mise en place de ces mesures d’économies. Hélas, ni le directoire, ni la direction de la rédaction n’ont été capables de proposer un plan alternatif, d’élaborer une stratégie qui sorte de cette infernale logique d’économies.

Pour notre titre, ces replis de l’Aude et du nord Aveyron sont des renoncements tristement historiques et inacceptables même s’ils interviennent dans une conjoncture difficile pour la presse.. Ils illustrent une nette accélération de cette spirale du déclin dans laquelle nous sommes entraînés et que nos dirigeants se contentent d’accompagner.

Jusqu’où cela s’arrêtera-t-il ?

Ces décisions sont tout simplement inadmissibles. Pour plusieurs raisons.

D’abord et c’est essentiel, la rédaction de Midi Libre, les journalistes qui incarnent le "corps business", comme ils disent, est la principale victime de ces restrictions.

Entre 15 et 20 postes vont ainsi disparaître des effectifs en raison de l’arrêt des CDD - y compris ceux des renforts estivaux - et de probables départs négociés au cas par cas. Contrairement à ce que la direction tente de faire croire, ces opérations ne permettront pas de renforcer les équipes en souffrance.

Lors du plan de 2011 (voir aussi dans les archives), rappelons que c’est déjà la rédaction qui avait payé le plus lourd tribut aux nécessités d’économies avec 32 départs au final.

Les fermetures de Narbonne, Carcassonne et Rodez marquent ensuite un recul évident du pluralisme sur des zones où les trois équipes se sont attachées à proposer, en dépit de leurs petits moyens, une information de qualité, pertinente, originale.

Dans ces trois villes, l’identité du titre Midi Libre a encore un sens. L’inverse de ce que proposeront les éditions "low cost" que la direction veut mettre en place : une Une "Midi Libre" et des pages locales entièrement reprises de L’Indépendant et de Centre-Presse. Les diffusions cumulées des trois agences dépassent aujourd’hui les 10 000 exemplaires qui vont ainsi progressivement se réduire comme peau de chagrin, à l'image de l’édition de Midi Libre Catalan.

Ces décisions sont inacceptables car leur pertinence économique n’est pas démontrée

Nos demandes d’explications, de documents auprès de la direction sont, jusqu’ici toujours restées lettre morte. Un véritable flou est également entretenu autour du traitement qui sera réservé à tous les collaborateurs directement concernés par ces fermetures. Des journalistes et des secrétaires dont la loyauté à Midi Libre n’a jamais été prise en défaut, en dépit des difficultés à exercer leur métier.

Ce plan est inacceptable, encore, car il reprend des mesures d’économies déjà actées lors du PDV en 2011 mais qui n’ont jamais été mises en oeuvre. Il est inacceptable, enfin, car il exonère la plus haute hiérarchie du groupe de tout effort alors que l’exemple, dans ces circonstances, devrait venir d’en haut.

Pour toutes ces raisons, partons sur une action forte contre ce qui s’apparente clairement à un nouveau plan social (l'inspection du travail a déjà été saisie). Afin d’en préciser les modalités une assemblée générale de la rédaction aura lieu le mardi 5 novembre à 20 h au Mas de Grille à St Jean de Védas.


Le bureau syndical du SNJ / Midi Libre

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